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Bourg-de-Batz – L'église vue depuis la rue du Grand Chemin

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Plan de localisation de l'Église vue du nord Emplacement de prise de vue

La place du Garnal offre peu de recul et il est impossible, tant avec les dispositifs des appareils photogra­phiques anciens qu'avec les facilités modernes, d'obtenir une image de la face nord de l'église Saint-Guénolé qui ne soit pas très déformée. C'est sans doute la raison pour laquelle, à notre connaissance, seuls trois clichés différents de cartes postales anciennes ont été réalisés depuis ce côté.

La place tire son nom du mot breton garnal qui désigne un cimetière. Lors de l'épidémie de choléra de 18321, le cimetière de Bourg de Batz, qui jouxtait l'église sur sa face septentrionale, se révéla trop exigu et fut déplacé vers un lieu alors isolé. Ce transfert provoqua un abaissement du niveau du sol et l'église, jusqu'alors de plain-pied avec le cimetière, fut ainsi surélevée de plus d'un mètre. La ligne horizontale que l'on distingue sous les deux vitraux de droite, et qui court encore sous le porche, correspond à un banc situé à une cinquantaine de centimètres du sol.

Auprès de l'escalier, construit en 18492, se joue vraisemblablement une partie de palets ou de billes, à en juger par l'attitude des garçons; la petite fille, à l'écart, préfère quant à elle regarder... le photographe.

L'escalier du porche ne comporte qu'une rampe, sans qu'il soit possible de savoir si celle de droite a été supprimée ou n'a jamais été posée. Un mur, couvert d'affiches publicitaires, prolonge l'église vers la droite ; il sera remplacé ultérieurement par un escalier permettant un passage direct du parvis de l'église à la place du Garnal.

Les charrettes sur la gauche de l'église sont passibles d'une redevance, le stationnement payant ayant été déjà instauré à cette époque. Les charrettes et baladeuses étaient soumises à une taxe de 10 centimes par jour, si elles n'étaient pas attelées, 5 centimes par jour, au-delà de deux heures de stationnement, si elles étaient attelées. Cependant, le stationnement restait libre sur la place située à l'opposé de l'église, à moins de cinquante mètres.

La pendule, l'horloge, fierté du Conseil municipal, est installée dans le dôme du clocher. Seuls deux cadrans ont été mis en place, pratiquement aucune habitation n'est construite sur les faces sud et ouest, masquées sur cette vue, et, par souci d'économie, il n'a pas été jugé utile d'y indiquer l'heure.

L'électricité n'est pas encore arrivée et un bec d'éclairage au pétrole3, installé sur le pilier gauche en haut de l'escalier du porche, assure l'éclairage de la partie centrale de la place.

10 septembre 2016




Notes :
1. Annoncé à Paris et à Nantes en avril 1832, le cholera morbus s'est manifesté à Batz dès le mois de juillet, où il a « moissonné plusieurs habitants ». Le nombre de décès dans les mois de juillet et septembre 1832 fut le triple des mêmes mois de 1831 et 1833.
Le choléra réapparaîtra à Batz en 1866.
2. Le percement du chemin vicinal traversant le bourg – future rue du Midi, aujoud'hui rue Jean XXIII – et le nivellement du sol afférent avaient entraîné la destruction des escaliers existants.
3. En 1903, date voisine de la prise de vue de cette carte, l'éclairage revenait à 2,5 centimes par heure, l'hectolitre d'Automobiline (produite par Desmarais Frères et qui deviendra la marque Azur) coûtait environ 40 francs et le salaire de l'allumeur était de 150 francs, portés à 200 francs en 1905, face à l'augmentation de la charge de travail assurée.

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