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Bourg-de-Batz — La carrière des derniers Museaux au début du xxe siècle

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Le Vivier

La carrière représentée sur la carte ci-dessous était exploitée par Charles Lehuédé, ancien maire de Batz. Une puissante grue à vapeur, dont la silhouette se détache sur de nom-breuses vues prises depuis le menhir, assurait le levage et le déplacement des blocs de pierre.

Charles Lehuédé, très gros propriétaire, était estimé et respecté dans le pays. Cependant, le hangar en bois abritant machines et outils fut détruit par un incendie, dans la nuit du 28 au 29 janvier 1901. Il fut assez rapidement éteint par les pompiers de Batz, mais de nombreuses pièces furent détruites et les dégâts « s’élev[èr]ent certainement à plusieurs centaines de francs ». Seul, un acte de malveillance semblait pouvoir être à l’origine du sinistre.

Sur cette vue, à peu près au centre de la carte, près de l’eau, cinq ouvriers carriers sont au travail.

Après la fermeture de la carrière, les lieux seront convertis en vivier et occupés par un ostréiculteur.

Au-dessus de la carrière, les chalets du Village noir sont déjà construits : tout à gauche, Ker Raymond, puis, vers la droite, derrière Ker Raymond, l’extrémité de Ker Lucie, l’angle de Ker Sainte-Marie, Ker My-My, un bâtiment à usage de hangar, Ker Louis devenu Rocardel et enfin, peut-être, Ker Mousse.

La carrière représentée est voisine d’une autre, connue sous le simple vocable de « la Carrière », située de l’autre côté des maisons du Village noir, près de la baie des Bonnes Sœurs.

Cette deuxième carrière était exploitée, au début du xxe siècle, par Pierre Marie Lehuédé, dit « le Bœuf1 », qui l’avait achetée, en 1897, à Michel Marie Lehuédé, dit « Narite ».

Les quatre fils de Pierre Marie étaient tailleurs de pierres dans l’exploitation de leur père. Trois d’entre eux, Charles Marie, « Irené » Marie et « Rogation » (sic) René seront déclarés « Morts pour la France », suite à la Première Guerre mondiale. Leur nom sera attribué à une ruelle donnant Grand Rue, où ils demeuraient, près de l’abside de l’église. L’aîné, Jean-Marie, continuera l’exploitation avec l’aide de deux compagnons, jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

Symboliquement, en fin de journée, la fermeture de la carrière se faisait par la pose d’un bloc de granit à l’entrée.

Dans les années 1950, les explosions de mines étaient annoncées sur le chemin par la pose d’un simple panneau « Danger explosions » ; il est vrai que les promeneurs y étaient moins fréquents qu’aujourd’hui, laissant prendre quelque liberté avec la sécurité.

La toute dernière commande, exécutée au début des années 1960, fut l’extraction et la taille des belles pierres formant l’entourage des ouvertures de la maison située au pied de l’église, côté ouest, vers la chapelle du Mûrier.



Note :
1.Le surnom « le Bœuf » a pour origine un fait divers à la Jean Valjean, survenu sur le quai du Pouliguen. Un ascendant de Pierre Marie Lehuédé, soldat de la Garde de Napoléon, libéra un enfant coincé sous une charrette en la soulevant d’un puissant coup d’épaule, ce qui lui valut ce surnom.

11 décembre 2017

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Image de la carrière du Vivier Image de la carrière du Vivier

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-  © Jean-François Caillet 2008-2018  - 

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V1.1 - 3/10/2018 - 16:24:54